West Side Memory

     West Side Memory revisite le film West Side Story de Jérôme Robbins et Robert Wise, qui met en scène l'histoire d'un amour impossible entre deux jeunes issus de deux gangs de rue rivaux à New York, dans les années 50.

Le travail de Jérôme Robbins et Robert Wise : West Side Story

     Dans l’Upper West Side de Manhattan, à la fin des années 50, deux bandes de jeunes rivales se disputent le contrôle du quartier : D’un côté, les Jets, issus de familles irlandaises, italiennes et polonaises ; De l’autres, les Sharks, venus de Porto Rico. Les affrontements sont fréquents. Riff, le chef des Jets, décide de défier publiquement Bernardo, le leader Shark, au cours d’un bal. Il appelle en renfort son ami Tony, co-fondateur de la bande, mais qui a depuis pris ses distances. Réticent, il se joint néanmoins à ses amis. Au cours de la soirée, il rencontre Maria, la sœur de Bernardo. Le coup de foudre réciproque est immédiat. Mais l’amour de deux membres de familles rivales est voué à la tragédie.

     L’origine de West Side Story remonte à 1947. L’un des amis de Jérôme Robbins prépare le rôle de Roméo pour un cours d’art dramatique. Au cours d’une conversation, il s’interroge sur les façons possibles de moderniser la pièce de Shakespeare. La première idée est de transposer la rivalité des Montaigu et des Capulet dans Greenwich Village, les deux amants maudits étant respectivement juifs et catholiques italiens. Le titre provisoire est East Side Story. Un premier jet est écrit, mis de côté et repris en 1955 ; A cette époque, Manhattan voit accroître sa population portoricaine. Rejoints par le parolier Stephen Sondheim, Jérôme Robbins et Leonard Bernstein replacent leur pièce dans ce contexte et le rebaptisent West Side Story. Les premières répétitions commencent en Juillet 1956, et le pièce est crée à Broadway moins de deux mois plus tard. Le succès est immense… près de 1000 représentations !!

West Side Story est probablement la première comédie musicale transposée de la scène à l’écran dans son intégralité, avec quelques très légères modifications effectuées. Les décors, très stylisés sur scène, sont modifiés de façon à les rendre plus réalistes : Il s’agit d’ailleurs de l’un des points forts du film.  De même, c’est probablement la première comédie musicale à aborder de front des sujets tels que la violence urbaine et le racisme, quittant les univers rose bonbon pour entrer de plein pied dans la réalité sociale.

On le sait, durant le tournage les divergences furent nombreuses entre Robert Wise et Jerome Robbins, conduisant la production à écarter ce dernier, en partie à cause d’un perfectionnisme trop coûteux. Mais Wise n’hésita pas à le rappeler au moment du montage, et à partager avec lui le succès du film. Car on peut parler d’alchimie pour expliquer l’extraordinaire résultat final : alchimie entre les chorégraphies aériennes millimétrées de Robbins et la science du cadrage de Wise.

Le succès de West Side Story ne s’est jamais démenti depuis sa sortie. Constamment redécouvert par de nouvelles générations de cinéphiles, il séduit même ceux d’ordinaire réfractaires à la comédie musicale, par la force de son histoire éternelle et la beauté de sa musique et de ses chorégraphies, qui jamais ne s’étiolent au fil des visionnages. (http://www.dvdclassik.com/critique/west-side-story-wise-robbins)

La Compagnie Grégoire & Co :

 

 

La compagnie parcourt l’œuvre à travers des extraits à la fois musicaux et dansés, pour en redonner à lire les thèmes, les esthétiques, les énergies. La chorégraphie mêle danse contemporaine, danse jazz et danse latino, portée par la rencontre musicale et parfois combative entre musique symphonique et les rythmes propres du jazz.

"Sylvie Le Quéré invite des artistes et des amateurs ayant le désir d'une expérience scénique à re-créer une pièce pendant une dizaine de jours autour du film. De cette troupe éphémère aboutit un spectacle unique emprunt du territoire investi."

Distribution  :

– direction artistique, chorégraphie et interprétation / Sylvie Le Quéré
– interprétation / Nanda Suc
– composition musicale et interprétation / Lydia Domancich avec deux groupes amateurs “associés”

Coproduction :

Itinéraires Bis, Association de Développement Culturel et Artistique des Côtes d’Armor / le Cap et la Ville de Plérin, le théâtre du Champ au Roy et la Ville de Guingamp